

Mécénat


Les acquisitions
Depuis la création de l'association en 2010, grâce au mécénat, les Amis du Musée de la Toile de Jouy, conjointement avec le Fonds de dotation Oberkampf, ont permis au Musée de la Toile de Jouy de bénéficier de dons directs ou de mises en dépôt.
Etoffes, papiers peints, robes et autres vêtements d'époque, tableaux, dessins, portraits, meubles et objets de famille viennent enrichir, depuis 15 ans, les collections du Musée.
Une partie de ces objets a rejoint les salles de reconstitution historique inspirées du XVIIIe et des débuts du XIXe siècles.
Au total, ce sont plus d'une centaine de pièces et lots qui ont été donnés ou acquis par l'Association des Amis pour le compte du Musée de la Toile de Jouy.
Voici une courte sélection de ces pièces :
Rouleau d’impression en cuivre pour la “Fête de la Fédération”


Ce décor historique, créé pour la Manufacture de Christophe-Philippe Oberkampf par Jean-Baptiste Huet, fut imprimé sur des toiles de coton à Jouy-en-Josas à la toute fin du XVIIIᵉ siècle, d’abord à la plaque puis au rouleau (à partir de 1797). Des fragments de ces étoffes révolutionnaires sont aujourd’hui conservés notamment au Victoria and Albert Museum et au Musée Carnavalet – Histoire de Paris.
Le rouleau récemment acquis n’est pas celui d’origine, mais une réédition industrielle fabriquée par la Compagnie Française des Métaux (CFM), active de 1892 à 1961. Les mentions gravées et les numéros d’inventaire permettent de situer sa production dans le premier quart du XXᵉ siècle, dans le contexte des rééditions de grands motifs “dans le goût de Jouy”.
Réalisé en impression en creux sur cuivre, dite “à la manière d’Angoulême”, ce cylindre illustre une technique dérivée de la gravure d’estampe, permettant une impression continue du tissu et une grande finesse de dessin. Avec cette acquisition, l’Association des Amis du Musée de la Toile de Jouy documente la longue vie des motifs de Jouy, depuis leur création au XVIIIᵉ siècle jusqu’à leurs réemplois industriels, et éclaire concrètement les étapes de fabrication de la Toile de Jouy, du dessin au tissu imprimé.
Pour illustration :
la Fête de la Fédération de Jean-Baptiste Huet: https://artsandculture.google.com/asset/la-fete-de-la-federation-the-festival-of-the-federation-jean-baptiste-marie-huet-french-1745-1811/sgGob-ClrInLfg?hl=en
Fragment du Musée Carnavalet : https://www.parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/toile-de-jouy-la-fete-de-la-federation-1790-0




En octobre 2025, grâce au soutien de ses adhérents, l’Association des Amis du Musée de la Toile de Jouy a permis l’acquisition d’un important rouleau d’impression en cuivre gravé en creux, représentant la Fête de la Fédération d’après un dessin de Jean-Baptiste Huet (1745-1811).
Sur sa surface se déroule une véritable scène révolutionnaire : ruines de la Bastille, gardes nationaux et foules en fête, autour de l’autel de la Nation où Louis XVI prête serment de maintenir la Constitution, en présence de La Fayette et de la famille royale, écho à la grande célébration du 14 juillet 1790 au Champ-de-Mars. Il mesure 97 cm de long pour 35 cm de diamètre et pèse 200 kilos.
Sur la surface courbe du rouleau se déploie une véritable chronique de la Révolution française : ruines de la Bastille où des citoyens dansent au son du fifre, du tambour et du violon, gardes nationaux portant des drapeaux, campements et scènes de foule. Au centre, autour de l’autel de la Nation, Louis XVI prête serment de maintenir la Constitution, en présence de La Fayette à cheval et de la famille royale. Le motif renvoie à la Fête de la Fédération célébrée le 14 juillet 1790 au Champ-de-Mars, un an après la prise de la Bastille, moment fort d’unité nationale.






Ensemble d’échantillons de tissus inspirés des indiennes du XVIIIᵉ siècle.
L’Association des Amis du Musée de la Toile de Jouy a permis l’entrée au musée d’un nouvel ensemble d’échantillons de tissus inspirés des indiennes du XVIIIᵉ siècle.
Ces pièces proviennent de deux grandes maisons des arts décoratifs :
La Maison Prelle, manufacture lyonnaise de soieries et textiles d’ameublement fondée en 1752 et encore en activité aujourd’hui, est reconnue pour ses archives et rééditions au service des monuments historiques, musées et grandes demeures.
La manufacture Réveillon, fondée à Paris en 1755, fut quant à elle l’une des plus célèbres manufactures de papiers peints de luxe de la seconde moitié du XVIIIᵉ siècle, liée à la grande histoire de la Révolution française par le pillage de ses ateliers en avril 1789.
Si aucune source ne documente formellement une collaboration entre leurs dirigeants, la correspondance de Christophe-Philippe Oberkampf montre combien il fut affecté par l’incendie de la manufacture Réveillon lors des émeutes d’avril 1789, signe des liens étroits entre ces milieux de créateurs de décors.
L’ensemble se compose de coupes et d’échantillons d’« indiennes », ces toiles de coton imprimées qui ont fait la renommée de Jouy-en-Josas. On y trouve deux coupes d’environ 78 × 64 cm, l’une sur fond vert, l’autre sur fond blanc, imprimées en grisaille à décor d’oiseaux et de motifs végétaux stylisés, dans le goût des Toiles de Jouy. Neuf échantillons d’environ 20 × 20 cm complètent l’ensemble : ils présentent une palette de motifs floraux et décoratifs caractéristiques du XVIIIᵉ siècle (rinceaux, bouquets, petites scènes naturalistes), dans des tonalités inspirées des palettes anciennes.






Robe
Robe de promenade balnéaire, 1885-1895.
Dessin préparatoire
Louis-Léopold Boilly, vers 1803, représentant “Oberkampf et sa famille à Jouy”
Robe
Période romantique en indienne, ca 1830/1835.


Robe
Coton rouge, ca 1832.


Portrait
Rose-Marguerite Favre,
descendante des Indienneries Nantaises Favre-Petitpierre.




Médaillons miniatures de Christen
Début XVIIIème siècle


