Oberkampf, un entrepreneur précurseur
On connaît la station du métro parisien et la rue branchée de la capitale. On connaît le nom du créateur de la Toile de Jouy qui continue d’inspirer les décorateurs à travers le monde. Mais il y aussi Oberkampf l’entrepreneur visionnaire qui a jeté au XVIIIème siècle les bases d’une entreprise majeure en échafaudant progressivement une stratégie gagnante dont le récit pourrait inspirer les patrons d’aujourd’hui y compris dans la seule chose qu’il n’ait menée à bien : sa succession.
La Manufacture crée par Oberkampf n’a pu durer longtemps après la mort de son fondateur. Toutefois, la Toile de Jouy qu’il a inventée reste emblématique et ses motifs continuent d’inspirer à travers le monde décorateurs et éditeurs. Le flambeau est repris notamment par le Musée de la Toile de Jouy installé à Jouy en Josas et devenu centre international de référence qui conserve plus de 10 000 pièces authentiques.
Un fondateur hors norme
A l’origine il y a Christophe Philippe Oberkampf, un jeune émigré originaire du royaume du Wurtemberg, sans le sou qui, à 22 ans maîtrise les métiers essentiels de sa branche : dessin, gravure et impression sur toile de coton.
Il investit six mois de son salaire, pour s’établir en 1760 à Jouy-en-Josas, deux ans après son arrivée à Paris où il a travaillé comme graveur dans une manufacture du quartier de l’Arsenal. Il trouvera les financements pour son développement auprès d’associés financiers, d’abord un Suisse : Guerne de Tavannes, puis un négociant : Claude Levasseur et enfin l’avocat Sarrazin de Maraise. Ce dernier apportera 50.000 livres pour en percevoir de la part d’Oberkampf cent fois plus trente années plus tard. A partir de 1764, c’est avec lui que ce dernier détiendra l’entreprise à parité jusqu’en 1790, ayant ainsi valorisé son savoir-faire à hauteur des fonds apportés par son associé.
C’est une forme de « sweat equity » avant la lettre, la valeur de son labeur, (littéralement celle de sa sueur). Oberkampf ne maîtrise donc pas uniquement la technique, il sait aussi négocier, convaincre, entraîner des équipes, recruter les meilleurs et, ce qui pose déjà un problème à l’époque, les retenir.
Ce fondateur commence en travaillant seul, comme Bill Gates au fond de son garage, dans une modeste maison au centre du village de Jouy-en-Josas. Il effectue alors lui-même toutes les opérations. Quatre années plus tard il emploiera une vingtaine de compagnons.
Il saura ensuite sécuriser ses productions grâce à une intégration en amont. Il crée un réseau de sous-traitants. Il mécanise pour mieux amortir ses investissements. Il produit à façon pour des concurrents. Il maîtrise les approvisionnements en explorant des sources lointaines à l’étranger. Quand ce ne sera plus possible, il produit lui-même la toile de coton en la filant et la tissant. Enfin au sommet de sa réussite en 1805, il contrôlera en aval une distribution forte de 1500 clients revendeurs.
En 1787, Louis XVI anoblit cet entrepreneur exceptionnel. Le souverain le crédite dans sa lettre de noblesse « d’une véritable emprise sur son métier en incitant par l’exemple la formation d’autres établissements dans d’autres provinces et sur le modèle du sien. Ainsi il a su créer dans notre royaume une branche de commerce qui auparavant passait chez l’étranger »
Technicien averti, meneur d’hommes, goût pour entreprendre Oberkampf réunit les conditions du fondateur hors norme.
Un promoteur de l’offre
Très vite Oberkampf va refuser de travailler sur commande. En 1776 pour « épouser les goûts du moment », selon ses termes, il imagine des dessins, produit des références et cherche ensuite à les vendre. Il prend le risque produit et le risque marché. C’est un parti-pris qui de nos jours le rapprocherait le plus de Hermès ou LVMH. La seule différence est qu’il ne possède pas les magasins B to C comme les ont de nos jours ces champions du luxe français.
Avec cette pratique c’est quand même la Manufacture qui prend la part du lion dans la marge bénéficiaire cumulée jusqu’au client final. L’entrepreneur standardise une production de haute qualité qu’il va aussi segmenter par « pouvoirs d’achat » et « goûts » (régionaux par exemple avec la série Bonnes Herbes pour la Provence). Il renouvelle régulièrement ses collections et impose ses créations comme le font aujourd’hui les grandes entreprises du luxe.
C’est un véritable modèle économique de l’offre qu’échafaude Oberkampf en prenant le risque de décider ce que le client désire avant même qu’il ne l’ait demandé, et tout en lançant en série marques et collections.
A noter que le risque est d’autant plus méritoire que la protection juridique du copyright n’existe pas alors. Cette lacune constitue, encore aujourd’hui, une source de vulnérabilité.
Un innovateur...
Ne bénéficiant au départ ni d’un privilège royal comme St Gobain, ni d’une concession comme les Mines d’Anzin, les deux autres grandes entreprises de l’époque, Oberkampf s’impose en saisissant l’opportunité commerciale ouverte en 1759 par la fin de l’interdiction d’imprimer des toiles de coton copiées ou inspirées de celles de l’Inde. L’innovation n’est pas due, comme c’est souvent le cas pour les Licornes d’aujourd’hui, dans la découverte d’un nouveau marché. Le marché des tissus imprimés est désormais accessible à tous.
Oberkampf se distingue en forgeant une stratégie d’ensemble dans la production, l’organisation, et le commerce :
...Dans la production
Oberkampf adopte en France l’imprimerie à rouleaux de cuivre (1802). Il a recours aux ingrédients les plus adaptés pour réaliser des teintures (il invente le vert solide en 1805 qui permet d’obtenir directement cette couleur sans devoir passer par un mélange du bleu et du jaune).
Soucieux d’autofinancer les moyens de production considérables qu’il met en place, ce patron visionnaire ne rechigne pas à travailler à façon pour d’autres manufactures. Il utilise massivement ce débouché qui lui permet de rentabiliser son outil industriel et de diversifier ses débiteurs. Cette clientèle représente encore environ la moitié de sa production en 1805, avant de tomber autour de 20 % en 1810 à mesure que ses productions propres prennent davantage de place et sans doute lui rapportent plus.
Cette dernière période est celle du Blocus Continental décrété par Napoléon pour interdire les importations provenant d’Angleterre. C’est aussi celle du développement de l’intégration amont de la production avec l’acquisition de la manufacture de filature et de tissage de Chantemerle à Corbeil. Le coton est acheté, faute de ressources locales, à l’étranger en vrac ou en balle, mais filé, tissé, et imprimé en France.
...Dans l’organisation
Il fait le choix judicieux d’installer son entreprise dans la ville de Jouy-en-Josas où il bénéficie des eaux de la Bièvre et de la proximité de la clientèle qui fréquente la cour de Versailles.
Il élabore une documentation méticuleuse des processus de fabrication.
Il met en place une sous-traitance essaimée.
Il recrute les meilleurs talents et les fidélise dans une branche où, il en est l’exemple vivant, les experts sont souvent ceux qui partent le plus rapidement pour se mettre « à leur compte ».
Mieux encore il intéresse aux résultats les personnalités clefs, le plus souvent membres de sa famille élargie. En 1811 plus de la moitié des bénéfices reviendront à quatorze d’entre eux.
Cette qualité d’organisateur et de rassembleur, il la démontre aussi en maîtrisant ses approvisionnements auprès de sources diversifiées et pour les conquérir il n’hésite pas à voyager loin et entretenir ses réseaux pour en assurer le financement.
...Dans le commerce
Oberkampf comprend rapidement que le succès repose sur la vente de la marque « Toile de Jouy ». Il va s’efforcer de fidéliser les distributeurs qui mettent d’abord ses produits en avant, de manière à limiter sa fabrication à façon et réaliser ainsi une marge plus importante. Dès 1776, pour mieux mobiliser sa distribution, il refuse de vendre en direct aux utilisateurs comme il l’avait fait à ses débuts.
Sous sa direction la Manufacture Oberkampf va utiliser à bon escient et selon le contexte tous les segments ouverts à un industriel pour optimiser ses débouchés : l’utilisateur, le concurrent, le distributeur, le fabricant de mobilier (Original Equipement Manufacturer OEM). Par ailleurs, la Manufacture saura aussi compléter son offre avec des produits adaptés (mouchoirs de Normandie, dentelles de Calais) à destination de ses distributeurs.
La plus grande avancée d'Oberkampf est d’avoir su combiner ses techniques, ses produits, et un business model. C’est ce qui fera la différence avec ses successeurs Jacques-Juste Barbet d’un côté et Louis Feray de l’autre qui au mieux perfectionneront leur production mais perdront de vue l’intégration des différentes activités.
Un stratège accompli pour la première entreprise de France
Ce « patron des Lumières », du nom des philosophes du XVIIIème, est un stratège accompli. Il le prouve à maintes reprises : en chargeant de manière optimale sa capacité de production entre différents marchés ; en réussissant des négociations internationales pour son approvisionnement ou pour l’acquisition de techniques nouvelles venant d’Angleterre ; en intégrant la chaîne de production de toiles dès 1806 ; en traversant cinq régimes politiques différents de la Royauté à l’Empire en passant par la Révolution.
C’est cependant dans la maîtrise de son capital qu’il va faire la démonstration la plus étonnante de son talent. Associé près de trente ans à M. Sarrazin de Maraise, qui lui apporte les premiers financements significatifs et lui ouvre ses relations tout en assurant sa protection juridique dans les premières années, Oberkampf va toutefois le contraindre à lui céder ses parts en 1789. C’est d’autant plus surprenant que les de Maraise n’ont pas été que des investisseurs financiers.
En témoigne l’activité de Mme de Maraise qui maîtrise les comptes de l’entreprise durant vingt-cinq ans et conforte l’engagement de son mari qui avait soutenu et défendu Oberkampf dans les années difficiles. Oberkampf rachète leurs 50 %, soit environ 4,5 millions de livres, avec un paiement étalé sur quelques années.
Le prix proposé à son associé était substantiel puisque l’opération se fait sur une valorisation de 9 millions de livres soit plus de quatre fois le chiffre d’affaires, ce qui, même aujourd’hui, est considérable pour une entreprise industrielle.
L’affaire est rentable depuis le début. C’est en cela une grande différence d’avec les Licornes d’aujourd’hui, lesquelles, dix ans après leur fondation et malgré leur valeur, continuent en majorité à dépendre de financements externes. Elles ne sont, de surcroît jamais rachetées par leurs fondateurs qui généralement cèdent leur participation en vertu d’un pacte dicté par leurs investisseurs financiers. Dans le cas d’Oberkampf, c’est exactement l’inverse qui va se produire ! En 1789, Oberkampf devient son seul actionnaire.
Cet épisode majeur dans l’histoire de l’entreprise reflète la personnalité de l’indienneur et l’une de motivations qui l’anime. Oberkampf écrira par la suite à ses enfants « Si mon père m’avait donné une éducation plus soignée, je n’aurais pas été obligé de partager avec des associés le fruit de trente ans de labeur »
Au faîte de sa puissance en 1805, la Manufacture Oberkampf est sans doute la première entreprise de France en performance. Elle réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 7 millions de francs nettement supérieur à ceux des deux autres grandes entreprises d’alors, Saint Gobain (2,8 millions) et les Mines d’’Anzin (2,4 millions) lesquelles emploient d’avantage de personnes : 4000 chacune , contre 3000 pour les trois manufactures d’Oberkampf ; à Jouy en Josas et Corbeil Essonnes.
Toute comparaison d’une époque à l’autre doit être interprétée de façon relative étant donné, notamment, les différences très importantes de niveau de vie et de contexte économique entre le XVIIIème et le XXIème siècle. On peut néanmoins estimer que la valorisation de la Manufacture Oberkampf serait aujourd’hui d’un ordre de grandeur comparable aux premières entreprises françaises du CAC 40.
Oberkampf réussit presque tout : le produit, la technologie, la distribution, la croissance, le financement, l'organisation, la marque, les approvisionnements et même le rachat de son associé financier. C'est ce qui fait de la Manufacture de Jouy en - Josas, plus que les deux autres géants français de son temps Saint Gobain et les Mines d’Anzin, l'ancêtre d'une « scale-up » moderne, c’est-à-dire d’une entreprise d’abord start up partie de rien, qui atteint une échelle lui permettant de maîtriser un marché.
Une succession difficile
Oberkampf meurt le 4 octobre 1815 à la fin du Premier Empire dans un contexte troublé par deux invasions militaires successives des troupes prussiennes et russes coalisées contre Napoléon Ier. Dès 1810 le fondateur avait instruit les membres de sa famille qu’il souhaitait les voir s’organiser, voire s’oublier, pour poursuivre son œuvre. Il écrit : « Il s’ensuit que les anciens doivent faire place aux jeunes et réduire leur intérêt pour en former un à ceux qui le mériteront ». Il avait pour cela favorisé l’émergence d’une méritocratie familiale impliquée dans l’entreprise et renforcée par des mariages judicieux avec des familles protestantes en vue. Quatre années avant sa disparition une douzaine de membres de sa famille étaient impliqués dans l’affaire et y disposaient d’un intéressement.
Oberkampf a une vision patrimoniale familiale, il ne cherche pas à réaliser ses actifs, ce qu’il pourrait faire pour faciliter sa succession. Il veut rester maître chez lui. Mais, leçon toujours actuelle, cette volonté va achopper sur une faiblesse de gouvernance familiale. Oberkampf laisse quatre enfants vivants: Emile, Julie, Emilie et Laure qui hériteront à parts égales en vertu du Code Napoléon. Il y aura sans doute des tensions entre eux dans la répartition des actifs. Les deux fleurons manufacturiers que sont les entreprises de Jouy et de Chantemerle vont l’un à Emile et l’autre à Julie. Le troisième, l’Indienne, est cédé à Jean Christophe Widmer neveu d’Oberkampf. Ce partage passe par des cessions et des compensations entre les héritiers. Si l’on considère l’existence d’autres actifs et ils étaient importants, avec des châteaux et des terres, chacun des enfants Oberkampf va recevoir un million de francs en héritage c’est une somme qui équivaut à un milliard de nos €.
Le souhait d’Oberkampf d’unir les intérêts de chacun ne pourra être exaucé. La Manufacture de Jouy-en-Josas perdurera encore trente ans mais dans une toute autre configuration. Après être passée six ans entre les mains de son fils, Emile, la Manufacture sera reprise en 1822 par Jacques-Juste Barbet, un imprimeur d’indiennes de Rouen, qui sera brièvement l’associé du jeune Oberkampf. La Manufacture de Jouy-en-Josas fermera définitivement en 1843.
Que s’est-il passé ? Les raisons sont toujours multiples. Les historiens pourront continuer à nous éclairer. En simplifiant on peut avancer les raisons suivantes :
o La succession découpe l’ensemble transmis. A partir de 1821, les manufactures de Jouy, de l’Indienne, et de Chantemerle ont trois propriétaires, trois stratégies, et trois allocations de capital différentes ;
o Les héritiers et familiaux « de confiance » ne sont plus coordonnés ;
o L’époque est fatale à de nombreuses entreprises du textile et la Manufacture de Jouy-en-Josas est fragilisée par les guerres et une concurrence à bas coût plus vive.
L’énergie du fondateur à faire évoluer simultanément technologie, produit, marché, organisation, et modèle économique n’est plus là. Il n’y a notamment plus de coordination ni de synergies entre les unités du groupe.
Une suite chaotique
Après Oberkampf, la paix revenue avec la Restauration suite à la chute de Napoléon, la Manufacture de Jouy-en-Josas continue d'innover techniquement. Barbet va continuer à mécaniser l'impression comme le font les imprimeurs d’indiennes du Rouennais dont il est originaire.
En 1820 les héritiers cèdent la manufacture l’Indienne à l’un des neveux du fondateur Jean-Christophe Widmer. Cette autre manufacture d’impression devenue blanchisserie avait été fondée par Oberkampf en 1770 et confiée à son frère. Jean-Christophe Widmer mourra l’année suivante et le bien sera vendu à un repreneur externe et fermera en 1887. A Corbeil, la manufacture de filature-tissage de Chantemerle emploie près de 1000 ouvriers en 1821. Pour parvenir à ce niveau elle a cependant coûté très cher au groupe familial. Dans l’héritage Oberkampf, après la période d’indivision et sans doute de tensions familiales, ce site est cédé à Louis Feray marié à Julie, la fille aînée d’Oberkampf, née de son premier mariage. Le site tournera jusqu’en 1892.
A Jouy, le successeur d’Oberkampf, qui se fait appeler « Barbet de Jouy », ne s’investira jamais autant que son prédécesseur dans la manufacture originelle. Malgré sa compétence dans le textile, il se lance dans des activités différentes et des spéculations immobilières. Ainsi, il va transformer le moulin de Chantemerle dévolu à la préparation des colorants en minoterie de blé à l’anglaise en 1828.
Il porte un intérêt à la vie politique de son temps. Comme Oberkampf, il sera le Maire de Jouy, en 1790 pour deux ans pendant la tourmente révolutionnaire, mais utilisera ce mandat davantage pour l’honneur de la fonction que pour défendre la Manufacture comme l’avait fait l’indienneur. En 1837, il transforme l’entreprise en société à commandite par actions de sorte à diluer son risque financier personnel avec celui d’une centaine d’investisseurs, des banquiers pour la plupart. Ces derniers perdront six ans plus tard l’essentiel de leur investissement. C’est une forme de désengagement de la part de Barbet de Jouy qui deviendra diplomate un an seulement après la disparition de la Manufacture Jouy en 1843.
La Manufacture d’Oberkampf est une entreprise pionnière et charnière. Née sous Louis XV, elle surclasse les grandes compagnies de l'Ancien Régime grâce à des méthodes étonnamment modernes : innovation permanente, produits signés en série, segmentation, marque, distribution et maîtrise du capital.
Et ultime leçon toujours d’actualité : Oberkampf a mis en évidence dès le début du XIXème siècle la difficulté des transmissions d’entreprises familiales. Il s’agit d’un vaste sujet quand on sait que la grande majorité des entreprises dans le monde sont familiales.
Denis Kibler, expert en gouvernance et transmission d’entreprise
Sources :
Etienne Mallet, Oberkampf Vivre pour Entreprendre, Paris, éditions Télémaque, 2015.
Alfred Labouchère, Oberkampf (1738-1815), Paris, Librairie Hachette et Cie,1866.
Serge Chassagne, Oberkampf un entrepreneur capitaliste au siècle des lumières, Paris, Aubier, « collection historique »,1980.
Louis Bergeron, Banquiers, négociants et manufacturiers parisiens du Directoire à l’Empire, éditions de l’Ecole des hautes études en sciences sociales,1999.
Club des Entrepreneurs Jouy-Versailles Grand Parc, L’entrepreneuriat d’Oberkampf à aujourd’hui,2026.Écrivez votre texte ici ...


